Cadette des vénérables A106 et A108, l’A110 fait partie de ces véhicules nés de la fructueuse collaboration entre Renault et Alpine. Un gage de qualité pour les amateurs, et une garantie de victoire dans les compétitions du monde entier…
L’Alpine A110 est présentée en 1962 au Salon de Paris. De son illustre aînée, elle tire son châssis-poutre en acier, sa carrosserie en fibre de verre-polyester et son moteur en porte-à-faux arrière. Elle utilise également des pièces de voitures de grande production Renault et notamment de Renault 8. Elle se présente ainsi comme un modèle puissant et efficace, reprenant toutes les améliorations apportées aux modèles Alpine au cours du temps. Elle bénéficie cependant d’une innovation : le moteur 4 cylindres Renault à 5 paliers. Pour le loger, il a fallu agrandir l’arrière de l’A110. Résultat : un style « agressif », qui est resté sa marque de fabrique.
Voiture de compétition, l’A110 est également proposée aux particuliers amateurs de sensations fortes. Mais attention ! Il n’est pas question d’adapter la nouvelle Alpine à l’environnement citadin ou à un usage familial. Le conducteur, professionnel ou amateur, doit s’insérer, à l’aide d’un chausse-pieds, dans le minuscule habitacle et caser, tant bien que mal, ses jambes dans le tunnel. A ce prix seulement, il peut goûter aux joies de la conduite nerveuse et sportive de l’A110 !
Dès son lancement, l’A110 se démarque dans les compétitions internationales. En 1970, Alpine abandonne l’endurance et la formule 3 pour se consacrer uniquement aux épreuves routières. Le choix est judicieux. En 1973, c’est l’apothéose pour l’A110 : elle domine le championnat du monde des rallyes, en remportant 8 épreuves sur 13 et s’offre même 2 triplés, au rallye de Monte Carlo et au Tour de Corse !
Tout au long de son existence, elle a gagné en performance et en compétitivité. En 1975, l’Alpine A110 1800 (toujours conçue pour la compétition) est la dernière évolution à sortir de l’usine de Dieppe. La relève est assurée par l’Alpine A310.